Mon parcours vers l’Éthication©

Mon parcours vers l’ « Éthication » :

« Ça te plairait de faire un stage de poney pour les prochaines vacances ? »

J’ai 7 ans et ma mère ne sait pas encore que c’est cette question qui va lancer le début de l’aventure ! Comme vous l’avez deviné, j’ai sauté sur l’occasion ! Un peu que je veux faire du poney !

A cette période j’habitais en région parisienne et mes débuts à poney ont été aussi les débuts à cheval de ma mère. Mon père avait déjà monté un peu plus jeune. C’était donc l’occasion d’une activité en famille.

Nous allions donc tous les 3 monter dans la vallée de Chevreuse tous les samedis après-midi. Nous alternions entre dressage, obstacle et balade en forêt. Je me souviens encore de la sensation des feuilles qui nous fouettaient le visage, à mes amis et moi quand, ayant laissé les chevaux en tête de la balade nous devancer, on les rattrapait au grand galop !

En 2008 mon père se fait nommer en province : « Je veux bien déménager à la campagne à une condition : je veux avoir un poney ! » Chose dite, chose faite, 1 an plus tard nous voilà dans l’Allier avec un joli poney de sport de 4 ans dans le jardin !

Quing Joy Modesty

De mes 12 à 16 ans je progresse en compétition d’abord sur les épreuves Club puis Amateur avec ce poney qui m’a emmenée jusqu’aux épreuves à 1 m15 !

Puissance dans le jardin > 1m25

Durant ces années, oui, je m’éclate à cheval, mais à l’école qu’est-ce que je m’ennuie… Il fallait changer ça ! À force de recherches sur Internet, ma mère, qui souhaitait tout de même que je fasse un Bac général, tombe sur la page de Merze compétition à Cluny ! J’y fais donc mon année de terminale en sport étude sur ce magnifique site d’excellence sportive.

Mais pour progresser en compétition il est temps de passer à cheval, je vends alors mon poney en Suisse, à regret, mais fais très vite la rencontre de Racaille Merze. Cette petite jument alezane qui me permet alors de participer à mes premières épreuves Amateur Elite !

Rencontre avec Racaille Merze

Ça a toujours été clair pour moi : je veux monter à cheval et enseigner l’équitation !

Après mon Bac j’ai alors passé 1 an à travailler dans 3 écuries différentes. 

« Tu ne devrais pas faire ce métier, c’est très dur, très physique » ou encore « Fais un autre métier et garde l’équitation comme un loisir ! » sont des phrases que j’ai trop souvent entendues… Cette année m’a donc permis de me tester : est-ce que j’en suis vraiment capable ? La réponse a été oui. Seul hic, ma timidité… Comment allais-je pouvoir réussir à m’exprimer seule au milieu d’un manège ?

Avec de l’entraînement évidemment !!!

Je me suis alors inscrite au BPJEPS sur 2 ans afin d’avoir le temps de prendre de l’expérience et donc de l’assurance !

Je me suis posé beaucoup de questions cette année-là : « Oui je veux enseigner mais j’ai pas trop le feeling avec les enfants… », « Oui je veux enseigner mais j’ai aussi envie de faire de la compétition »

Participation au Critérium Junior

Donc : enseigner d’un côté mais pas aux débutants et faire du concours de l’autre… LE DEJEPS CSO !!! Mais pas n’importe où ! Je veux me former là où il y a les meilleurs ! Un rêve de gosse : Saumur ! Le Cadre noir, l’équitation de tradition française, le grand manège, la carrière d’honneur… sans hésitation je monte un dossier de candidature !

Je finis mon monitorat tranquillement jusqu’au jour où je reçois une lettre ! Étrange… moi qui n’ai jamais de courrier… c’est une lettre de Saumur ! Je suis prise pour passer les tests !

L’année 2016-2017 se passe donc entre Saumur et Lyon où je fais mon stage chez Thomas Levêque.

Le rêve de Saumur se réalise, j’ai même la chance de pouvoir assister aux galas des écuyers !

La super Promo des DEJEPS PRO à Saumur

C’est une année difficile pour moi car Racaille fait une tendinite au tout début de mon stage ce qui veut dire pas de saison de concours pour moi… Heureusement grâce à mes précédents résultats j’ai pu obtenir les équivalences pour la pratique du DEJEPS. Quand je retourne à Saumur après mon stage je peux donc passer les autres tests et obtiens mon DEJEPS ! Enfin !

De retour dans l’Allier je fais une formation de 3 mois sur la création d’entreprise afin de m’installer en indépendante dès janvier 2018 mais je sens qu’il manque quelque chose, aussi bien chez moi que dans mon enseignement, la preuve en est que j’ai peu de clients, je ne me démarque que peu de ce qui se fait déjà…

Quand, sur Facebook, je tombe sur une vidéo d’Andy Booth.

J’avais déjà entendu parler de lui : je l’avais vu en démonstration au Salon du cheval de Paris avec sa fidèle Stormy la zhorse. Une chose m’avait marquée : il disait toujours « mentalement, émotionnellement ».

Andy et sa fidèle Stormy

Cela me parle immédiatement : pourquoi je fais tout ça ? Pourquoi j’ai eu ce parcours de vie ?

Pour le cheval ! C’est le cheval qui m’a amenée jusque-là.

Je me recentre donc et réalise que ce qui manque c’est de laisser vivre cet amour du cheval. Par trop de technique, par trop d’envie de réussir, par trop d’envie de transmettre je m’étais éloignée de l’essentiel : l’animal, l’amour de l’animal sans qui je ne serais jamais devenue celle que je suis.

Je m’inscris donc au STEP 1 en ligne du cursus Horseman Science by Andy Booth. Révélation ! J’ai toujours été à côté de la plaque ! Pourquoi contraindre le cheval alors qu’on peut lui donner envie d’y arriver ? Pourquoi maintenir des demandes alors que le cheval donne tout ? Grâce à cette formation je commence à adapter mes cours et à prendre en compte la théorie d’apprentissage, et ça marche !

En juin 2018, grâce à la formation en ligne j’ai la chance d’assister au premier séminaire Horseman Science en Gironde. La décision est vite prise : je veux passer un an là-bas, consacrer un an à ma jument, à la comprendre, elle qui m’a suivie dans toutes mes formations, qui m’a suivie partout jusqu’ici !

La vie en troupeau

J’entre en formation en septembre 2018 jusqu’en août 2019. Durant cette année mon équitation a changé. Enfin non, pas mon équitation, je reste et je veux rester une cavalière de CSO, je veux continuer la compétition et l’enseignement de cette belle discipline, c’est mon approche qui a changé du tout au tout :

  • Une réelle compréhension du cheval, de son physique mais aussi et surtout de son mental et de son émotionnel.
  • L’utilisation au quotidien des connaissances éthologiques afin d’avoir une équitation plus éthique.
  • La prise en compte aussi de l’humain, de son état émotionnel et de ses connaissances.
« Quand on enlève le licol, il reste la vérité » (Andy Booth)

C’est cette nouvelle approche que je souhaite transmettre et appliquer dans mon quotidien et dans votre quotidien.

Je souhaite une équitation éthique aussi bien à la maison qu’en compétition, peu importe la discipline, je veux que le cheval participe à l’équitation et cesse de la subir ! Je l’appellerai : l’Éthication©.

C’est ce projet de vie que je souhaite développer.

Je vous remercie de votre lecture, et si ce projet vous touche n’hésitez pas à le partager autour de vous !

A très bientôt !